A travail identique, salaire égal !!!
C'est la revendication de 40 employés des jeux américains du Sun casino qui ont demandé au tribunal du travail, hier, de leur accorder les mêmes minima garantis de salaire que leurs homologues du casino/Café de Paris.
Sauf que leur statut différent ne le permet pas. Une aberration pour Me Franck Michel car « dans les deux cas, on a affaire à des employés des jeux qui ont la même formation, les mêmes conditions de travail, les mêmes jeux. Ils effectuent les mêmes tâches, sous la surveillance d'un encadrement qui est le même (...) et l'employeur est unique. »
Outre qu'on ne peut retenir la distinction des lieux de travail, la convention régissant le statut des employés du Sun casino « ne peut absolument pas déroger à un traité, une loi ou à la constitution ». À ses côtés, Me Christine Pasquier-Ciulla a fait valoir que « le directeur général a nommé un directeur des jeux, en 2004, assisté de deux adjoints : l'un pour les jeux américains, l'autre pour les jeux automatiques. » Il n'y aurait alors pas « d'autonomie de direction » dans les deux salles et « pas de raisons objectives de payer différemment ».
Mais pour l'employeur, la SBM, Me Didier Escaut a demandé que les demandes des plaignants soient déboutées. Au motif « qu'il y a une existence et une autonomie certaine du Sun casino avec une salle qui a son propre règlement » et que leur statut particulier a été « décidé avec les syndicats et dont les salariés ont été informés ». Par ailleurs, « le personnel propre à chaque établissement n'est pas interchangeable ». Enfin, « il y a deux masses qui servent à rémunérer les salariés. Ces deux masses distinctes sont de nature et de composition différentes et c'est en fonction de la masse que l'on détermine le minimum garanti ».
Et de brandir une plus grande menace : une issue favorable aux employés et « c'est le pied à l'étrier pour revendiquer encore sur le statut du Sun casino et du Café de Paris ».
Décision le 26 juin.
Sauf que leur statut différent ne le permet pas. Une aberration pour Me Franck Michel car « dans les deux cas, on a affaire à des employés des jeux qui ont la même formation, les mêmes conditions de travail, les mêmes jeux. Ils effectuent les mêmes tâches, sous la surveillance d'un encadrement qui est le même (...) et l'employeur est unique. »
Outre qu'on ne peut retenir la distinction des lieux de travail, la convention régissant le statut des employés du Sun casino « ne peut absolument pas déroger à un traité, une loi ou à la constitution ». À ses côtés, Me Christine Pasquier-Ciulla a fait valoir que « le directeur général a nommé un directeur des jeux, en 2004, assisté de deux adjoints : l'un pour les jeux américains, l'autre pour les jeux automatiques. » Il n'y aurait alors pas « d'autonomie de direction » dans les deux salles et « pas de raisons objectives de payer différemment ».
Mais pour l'employeur, la SBM, Me Didier Escaut a demandé que les demandes des plaignants soient déboutées. Au motif « qu'il y a une existence et une autonomie certaine du Sun casino avec une salle qui a son propre règlement » et que leur statut particulier a été « décidé avec les syndicats et dont les salariés ont été informés ». Par ailleurs, « le personnel propre à chaque établissement n'est pas interchangeable ». Enfin, « il y a deux masses qui servent à rémunérer les salariés. Ces deux masses distinctes sont de nature et de composition différentes et c'est en fonction de la masse que l'on détermine le minimum garanti ».
Et de brandir une plus grande menace : une issue favorable aux employés et « c'est le pied à l'étrier pour revendiquer encore sur le statut du Sun casino et du Café de Paris ».
Décision le 26 juin.
Libellés : annie sinclar




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