La crise économique mondiale touche tous les domaines dans tous les pays mais il est un endroit où elle est ressentie comme une véritable catastrophe.
Il y a dix ans
Las Vegas, capitale mondiale du jeu, était la ville possédant le taux de croissance le plus élevé des États-Unis avec une population qui a carrément doublé dans les 15 dernières années, mais aujourd’hui le rêve s’est transformé en cauchemar et on ne compte plus les faillites, saisies immobilières, appartements inoccupés et magasins vides de clients.
Cette ville du désert, capitale scintillante et dorée du Nevada est en dégringolade.
Que les clients soient touristes ou locaux, ils viennent et dépensent de moins en moins.
Ce paradis du jeu qui frémissait de vie il n’y a pas longtemps encore se retrouve dans la situation de la ville la plus vide du pays.
Tout a chuté, le tourisme, le logement, et les
casinos et hôtels ferment leurs portes les uns après les autres comme le célèbre
‘Folies Bergère’ de l’hôtel Tropicana, un des grands symboles du lieu, qui a été obligé de fermer pour raisons financières après avoir eu un succès fou
pendant 49 ans.
Tout cela ne signifie pas que de nouveaux
casinos ne font pas leur apparition, au contraire.
Le fabuleux et extravagant hôtel
casino et spa luxueux « M » qui a coûté la bagatelle d’un milliard de dollars vient d’ouvrir ses portes à une clientèle ébaubie.
Un paradis de luxe fabuleux où les clients s’amusent autour des tapis verts sans vraiment s’en faire, on ne croirait jamais être au beau milieu d’une des plus graves crises ayant ébranlé le monde.
Ces nouveaux
casinos ont été mis en construction il y a quelques années, alors que les crédits étaient encore faciles à obtenir à de bonnes conditions, n’empêche qu’aujourd’hui l’économie de Las Vegas est
en chute libre.
Combien de temps tiendront-ils ces nouveaux monuments de jeu ?
On ne compte plus les hôtels baissant les prix de leurs chambres afin d’essayer de les remplir, du moins en partie.
Des dizaines de milliers de réservations ont été annulées depuis le début de l’année, surtout par de grandes entreprises ayant l’habitude de faire leurs
séminaires à Las Vegas.
Tout le monde se serre de plus en plus la ceinture.
D’un côté toute cette magnificence, la belle vie, le jeu et l’argent qui coule à flot, de l’autre de plus en plus de centres d’aide à ceux qui n’ont plus rien, et qui fournissent des centaines voir des milliers de repas par jour aux plus démunis…
La folie du jeu est toujours palpable dans cette oasis du désert mais la ville se désintègre lentement.
Où s’arrêtera la glissade vers l’oubli nul ne le sait mais il est à souhaiter que cet emblème de ‘belle vie’ ne deviendra pas une sorte de musée pour touriste désireux de voir par leurs yeux ce qu’était par le passé la
« capitale mondiale du jeu ».
Bourbon l'Archambault